L’interview: Daniel Tahl, L’homme à la tête de chat 🐱

Avant de découvrir le cinéma ma première passion était la lecture.

J’ai commencé par, comme beaucoup d’enfants, les bande-dessinés.

En grandissant je suis passé aux romans. Comédie, policier, d’aventure, de science-fiction ou d’amour.

Et depuis peu, après les films tirés d’une histoire vraie, je suis passé aux livres racontant une histoire vraie ou ayant inspiré un film.

C’est pour cette raison que dans quelques semaines je vous proposerai une double critique. La première sera à lire sur La Minute Critique et décortiquera le film Gone Girl, de David Fincher avec Ben Afleck, Rosamund Pike et Emilie Ratajkowski. La seconde, sur ce site, analysera le livre Les apparences, qui a inspiré le long-métrage.

Mais

Aujourd’hui il est question d’une autre histoire vraie.

Celle de Daniel Tahl, l’auteur du livre, L’homme à la tête de chat.

Avant la critique, je vous propose de découvrir l’interview réalisé il y a quelques jours.

L’Interview:

 

Présentation

La Plume à Bill: Qui êtes vous Daniel Tahl ?

Daniel Tahl: Mon nom d’auteur est Daniel Tahl. J’ai 45 ans et je suis écrivain.

Mais j’ai d’autres activités en tant qu’entrepreneur.

Je n’ai pas fait d’études parce qu’à 17 ans je voulais devenir une rock star !

Donc j’ai passé mon bac pour faire plaisir à ma mère et ensuite, mon parcours fut assez chaotique.

J’ai toujours refusé d’emprunter les grandes autoroutes de l’ennui au profit des petits chemins dangereux mais qui promettent un trésor. C’est le principe de la quête de l’accomplissement de soi. Je suis toujours prêt à tout risquer pour vivre mes rêves.

Ma vie a été un parcours initiatique, jusqu’à ce que je me découvre dans l’écriture et la poésie.

J’ai été édité pour un premier livre puis j’ai décidé d’écrire ce roman et de le publier en montant ma propre maison d’édition. Je tiens à préciser que c’est par choix, celui de rester indépendant.

Terre en ciel

LPB: Terre en ciel édition, c’est quoi ?

DT: C’est ma maison d’édition, elle a été créée pour le roman, et a pour vocation d’éditer d’autres auteurs qui sont dans le même courant de pensée.

Le nom vient d’un rêve que j’ai fait il y a dix ans dans lequel j’étais tombé fou amoureux d’une déesse qui s’appelait « Teyrencielle ». Je me suis réveillé avec cette orthographe très précise sans comprendre ce que cela signifiait.

Un jour, en contemplant un rocher en Provence, j’ai eu la révélation : TERRE EN CIEL ! Les pieds dans la terre, la tête dans les étoiles, la recherche d’un équilibre. Ça a du sens. Un rêve prémonitoire…

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C’est donc de là que vient le nom de la maison d’édition et le logo.

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LPB: Ça existe depuis combien de temps ?

DT: Depuis décembre 2017

LPB: Comment est née l’idée de fonder une maison d’édition ?

DT: J’ai déjà été publié pour un autre livre par une maison d’édition. À moins que vous ne soyez Levy* ou Musso**, ils ne feront pas grand-chose pour donner une carrière à votre livre. Beaucoup de promesse au début (on fera des conférences de presses etc.) mais en fait rien. Ils nous disent que l’on doit faire notre promotion nous-même en faisant du buzz. Alors tant qu’à faire leur boulot, autant garder les résultats pour mon équipe et moi.

LPB: Pourquoi ? Quel est l’objectif ?

DT: Ce livre est un énorme projet qui m’a demandé 10 ans de travail dont 3 ans pour la rédaction. C’est un bijou que je n’aurais pour rien au monde proposé à une maison d’édition. Si c’est pour qu’ils me fassent une couverture moche et qu’il aille au pilon dans six mois, non merci. Et puis d’ailleurs, qui dit qu’ils en auraient voulu ?

Non, j’ai préféré tout contrôler de A à Z.

J’ai fait faire la couverture par un ami designer, j’ai choisi le format, le façonnage avec les reliefs. Je voulais que l’objet en lui-même soit une œuvre d’art. Tous ceux qui l’ont eu entre les mains sans exception le disent, il est magnifique. J’aime les belles choses et je voulais en faire un produit de luxe que l’on peut offrir à quelqu’un qu’on aime.

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De plus, je ne veux pas qu’on me dise ce que je dois écrire ou pas. Pour moi, il s’agit d’une œuvre artistique et il n’est pas question que quelqu’un me fasse modifier une ligne. C’est comme si vous étiez peintre et que quelqu’un repasse derrière vous sur votre toile avec un pinceau !

LPB: Avec qui a été monté le projet ?

DT: J’ai monté le projet tout seul, la société est une SASU

LPB: Où se situe le siège ?

DT: Le siège se situe à Aix-en-provence

LPB: Combien de livres édité à ce jour ?

DT: 1 seul

LPB: Combien de livres à venir ? (2018)

DT: J’en prépare un autre, mais je ne peux pas encore annoncer une date de sortie. 2019 me paraît raisonnable. Il me faut du temps.


En parlant de livre, passons sans plus attendre à, L’homme à la tête de chat.

L’homme à la tête de chat

LPB: Pourriez-vous nous parler du livre en quelques mots ? (l’histoire, les personnages…)

DT: Le titre se veut intriguant. C’est volontaire de ma part. Mais on finit par comprendre sa cohérence à la fin.

Le livre est un roman qui véhicule une philosophie portée par le récit d’un parcours initiatique.

Le personnage principal change le cours de son existence sans le savoir, alors qu’il ouvre par curiosité un des livres sur l’ésotérisme*** qui trône dans la bibliothèque de sa mère. C’est le début d’une quête spirituelle qui va bouleverser sa vie. Sur ce chemin, on ne sait jamais ce qui nous attend. Il y a des guides, plus ou moins bienveillants, des dangers, des pièges, des drames, mais surtout de précieuses révélations, un apprentissage essentiel du bonheur.

LPB: Pourquoi écrire un livre ? pourquoi utiliser du textuel plutôt que du visuel, comme un film ou des clips ?

DT: Je n’ai pas la maîtrise de la vidéo, par contre celui des mots je pense. En outre, les mots laissent l’esprit libre de dessiner ses propres images, ce qui, à mon sens, est plus fort que tout. La force de l’imaginaire est sans limite alors que les films nous placent dans un cadre imposé.

LPB: Quand a commencé l’écriture pour vous ?

DT: Ça a commencé par un livre sur la méthode dans l’informatique. Ça n’avait rien de poétique !

Bien plus tard, j’ai rencontré une muse. Cela peut faire sourire, mais je vous affirme que le phénomène existe. Le lendemain de cette rencontre surnaturelle, je me suis mis à écrire des poèmes. Les mots coulaient naturellement et donnaient des résultats étonnants. Au début, je me suis dit que je délirais, que je trouvais ça super parce que j’étais dans mon trip. Alors j’ai fait lire mes poèmes à d’autres et à force de les voir émus, en pleurs parfois, j’ai fini par y croire.

Je n’ai jamais écrit de poèmes avant cette femme, une sorte de divinité dont l’aura ne laisse personne indifférent.

On dit que la muse sert d’intermédiaire entre le divin et le poète.

Traitez-moi de fou ou de mystique si vous voulez. Mais lisez ces poèmes qui sont dans le roman. Je les relis sans cesse en me disant qu’ils ne sont pas de moi, que je n’ai pas pu écrire ces mots.

LPB: Pourquoi avoir privilégié le roman plutôt qu’un autre style ?

DT: J’ai un côté « Storyteller » très affirmé, j’adore raconter des histoires.

J’avais un message très important à délivrer mais je ne voulais pas que ce soit sur le ton d’une leçon, comme un livre sur le développement personnel. Je voulais emmener le lecteur, le bousculer, le faire rêver, le faire voyager. Je voulais de la beauté et des émotions.

À voir les retours après un millier de lecteurs (voir les commentaires), c’est réussi. En lisant leurs petits textes, je suis ému et très étonné de voir à quel point ça a marché. J’ai confiance en moi, mais franchement pas à ce point-là.

LPB: Comment est née l’idée d’écrire votre histoire ?

DT: J’avais un message très fort à faire passer à mes proches, surtout ce que je voyais angoissés ou mal en point. Alors j’essayais de leur dire mais rien y faisait.

C’était une énorme frustration pour moi, alors je me suis dit qu’il fallait que j’écrive ce livre, pour transmettre ce message et le laisser en héritage à mes suivants.

J’espère qu’ils profiteront de cette synthèse.

LPB: Votre mère a un rôle très important au début du livre. Il y a aussi des rencontres déterminantes. Laquelle a joué un rôle majeur dans votre évolution, votre apprentissage ? Pourquoi ?

DT: Ma mère, c’est la matrice, elle m’a transmis un héritage spirituel inestimable. Elle m’a bien éduqué et tutoré dans ma prime jeunesse mais j’avais encore tout à apprendre…

J’ai fait beaucoup de rencontres, mais si je devais choisir celle qui a joué un rôle majeur dans mon évolution, je citerais « Chinh ». C’est son nom dans le roman. Il existe toujours, c’est un de mes meilleurs amis, je le considère comme mon frère.

Il avait au moins cinquante ans de sagesse d’avance lorsque l’on s’est rencontrés au lycée. Il avait déjà ce morceau de conscience universelle. Je n’oublierai jamais ce qu’il m’a dit un jour dans un café près du lycée. Ses mots d’une ultime justesse ont provoqué LA prise de conscience dont j’avais besoin. Je ne le remercierai jamais assez.

Il faut accepter d’avoir un maître parfois. Il en fut un à cette époque, même si c’était mon ami avant tout.

LPB: Si vous deviez résumer votre livre en 5 mots:

DT: Quête, souffrance, voyage, guerrier, lucidité.


LPB: Une suite est-elle envisagée ?

DT: Oui.

LPB: On voit beaucoup d’adaptations de livres en film ou série ces 10 dernières années, une adaptation en film/documentaire a t-elle été envisagée ?

DT: Non, mais j’adorerais ça. Il faudrait toucher un producteur. Ça viendra. Je l’ai pensé très fort, et comme toujours, ce que je construis par la pensée finira par se produire dans la réalité !

LPB: D’autres projets de livre sont en cours ?

DT: Oui, j’en construis un en ce moment. Il mature tranquillement dans mon esprit. La femme sera au centre de ce roman. Je n’en dis pas plus.

LPB: D’autres projets différents de l’écriture ?

DT: Oui mais c’est secret défense pour l’instant !

Notes:

*Marc Lévy est un romancier français, devenu célèbre dès son premier roman, Et si c’était vrai…, adapté au cinéma en 2005. Depuis il n’a pas quitté le Top 5 (France) des plus gros vendeurs de roman.

**Guillaume Musso est depuis plusieurs années Le plus gros vendeur de roman (France).

***ésotérisme: (du grec ancien esôteros, « intérieur ») est l’ensemble des enseignements secrets réservés à des initiés.

Ce terme, dont le sens diffère selon les époques et les auteurs, est parfois utilisé dans la culture populaire pour parler de courants de pensée marginaux secrète ou étrange (sociétés secrètes, occultisme, paranormal, etc.).

La suite:

Je vous donne rendez-vous mercredi prochain pour découvrir la critique de ce livre.

En attendant, profitez du soleil, bronzez et  lisez

Vous avez un livre et/ou un film à proposer ? Dites le en commentaire ou envoyer moi un message.

Bill

 

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